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Messe de clôture du bicentenaire

Samedi 17 novembre 2018 avait lieu à Grenoble la messe de clôture du bicentenaire de Sainte Philippine Duchesne, présidée par Monseigneur de Kérimel.

Voici les mots de Claire Castaing, Provinciale :

"Au fond il s’agit d’une parole d’inclusion : celle de la clôture d’une année jubilaire à l’occasion d’un bicentenaire (...)
On entend toujours parler de Philippine comme de la pionnière héroïque, partie évangéliser l’Amérique au début du 19e siècle.

Les multiples évènements et célébrations à l’occasion de son Bicentenaire outre-Atlantique et de par le monde, par les religieuses du Sacré-Cœur de Jésus et par la Famille du Sacré-Cœur ces deux dernières années, la messe solennelle de clôture de ce Bicentenaire à St Louis en Missouri prévue le 18 novembre, nous le confirment.
Nous devons à quelques-uns, Dauphinois déterminés ou personnes qui l’ont davantage découverte ces dernières années, de nous avoir heureusement rappelé aujourd’hui que les 49 premières années de sa vie et son profond enracinement grenoblois ont contribué à façonner sa personnalité.


Philippine, une femme enracinée... enracinée dans une famille nombreuse d’ici, famille engagée dans la transformation de la société d’Ancien Régime, famille ouverte aux idées nouvelles. Philippine a été baptisée à l’église Saint Louis, élève à la Visitation de Sainte Marie d’en Haut, a visité les pauvres et les personnes âgées de Grenoble, les prêtres emprisonnés pendant la Révolution, a exercé aussi sa patience en faisant le catéchisme aux gamins de la rue…


Philippine, une femme de foi... après la Visitation, devenue Religieuse du Sacré-Cœur, c’est pendant une longue nuit de prière dans le chœur de Ste Marie d’en Haut, qu’elle reçut le Jeudi Saint 1806 une vision nette de sa future mission dans le nouveau monde.
Philippine, une femme déterminée et une femme des dépassements : face au différé de son envoi en mission, aux difficultés de la traversée sur la Rebecca, à l’inattendu de son séjour en Amérique…elle mène jusqu’au bout sa mission évangélisatrice, tout en s’adaptant sans cesse aux nouvelles circonstances d’un peuple et d’un pays en pleine expansion.
Philippine, « la femme qui prie toujours » comme la nommeront les indiens Potowatomis, et en même temps la femme qui aime, sans exclusion. Elle supporte toutes sortes de difficultés, y compris celles de son caractère…


Philippine, une femme connectée... son abondante correspondance témoigne des nombreux liens qu’elle établissait avec toute sorte de personnes, par besoin (de sponsors en particulier) mais aussi par amitié. Jusqu’au bout elle a gardé ses liens avec la famille, son intérêt pour ce qui se passait à Grenoble et en France.


Philippine, une femme qui porte du fruit… L’Amérique lui doit beaucoup dans le développement de l’éducation des jeunes filles et notre Congrégation dans son expansion au-delà de toute frontière"

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