"Que vient faire l'Esprit Saint ? Il vient créer. On l'appelle "l'Esprit Créateur" parce que son action consiste en une création qu'il veut réaliser en nous. (Ste Madeleine-Sophie Barat, Conférence de 1855)
Doù vient la sagesse de Madeleine-Sophie qui très jeune, va fonder puis diriger une congrégation religieuse qui prendra assez rapidement de l'extension ? Dans les occupations multiples qui l'assaillent comment fait-elle pour garder toute son attention amoureuse fixée dans le Coeur de Jésus ? Elle qui avait pensé au silence du Carmel comment sa vie spirituelle s'est-elle épanouie et a-t-elle porté du fruit ?
"Ne vivre que pour obéir à l'Esprit Saint..." Voilà le secret qu'elle nous livre et que nous pouvons recueillir au long de sa correspondance. Ce qui vit en elle jallit de sa plume et vient alimenter le coeur de ses soeurs qui cherchent à grandir dans l'amour.
"Si vous vous livrez tout de bon, ma fille, à la conduite de l'Esprit Saint comme vous avez commencé, tout prosperera par vos mains... il s'agit donc de se livrer au divin Esprit, corps et âme, et de travailler sous son inspiration."
À Rosalie de la Houssaye 1852
"Je demande au Divin Coeur une seule grâce pour vous, qui sera la source de toutes celles que Jésus vous prépare, la persévérance dans la résolution que l'Esprit Saint vous a inspirée et le courage pour mieux vaincre les oppositions de votre nature... Lorsque l'Esprit de Jésus s'empare d'un coeur qui correspond à ses inspirations, il en devient le Maître, alors on est heureux car il apporte toujours la paix et la liberté!"
À Jeane Cabagni 1858
"Je vois avec consolation que Jésus agit en vous et qu'il vous pousse par son divin Esprit. Ah ! Soyez docile à ses douces touches et qu'il trouve votre âme comme la cire molle dans ses divines impressions ; quels progrès vous feriez alors, chère Emma, dans la perfection ; essayez pendant quelques mois, et vous ne serez pas tentée de retourner en arrière ; une fois qu'un coeur a goûté Jésus tout le reste est insipide et il ne faut presque plus d'efforts pour s'attacher invariablement à ce souverain bien."
À Emma de Bouchaud 1843