Philippine est née en 1769.
Très jeune, elle entend un appel aux missions lointaines.
En 1789, elle entre dans l'ordre de la Visitation, et vit à Grenoble au monastère de Sainte Marie d'en Haut. Sa communauté est dispersée par la Révolution française. En 1801 elle acquiert le monastère, c'est là qu'elle accueille en 1801 Mère Barat, à qui vont la lier affection et amitié. Devenue religieuse du Sacré-Coeur, elle reçoit dans la prière un appel pressant à la mission.Ce n'est qu'en 1818 qu'elle rejoint l'évêque de Louisiane. Philippine et 5 fondatrices débarquent à la Nouvelle Orléans.
La petite communauté connait le froid, la faim, la violence du climat, la dureté du travail, les épidémies. Cette femme intelligente et cultivée a du mal à maîtriser la pratique de l'anglais. D'un dévouement peu commun, elle s'adjuge les travaux les plus durs au jardin et à la maison. Très austère, elle se prive de tout.
Pendant ce temps, petit à petit, des établissements scolaires se multiplient.
Ce n'est qu'en 1841 qu'elle réalise son rêve : partir vivre au milieu des enfants potowatomi. Elle est surnommée par les indiens "la femme qui prie toujours." Elle meurt le 18 novembre 1852. Elle est canonisée en 1988.