Une femme courageuse
Madeleine-Sophie Barat s'est montrée capable d'affronter l'adversité. Des révolutions ou l'apparition libéraux en Italie et en Suisse ont provoqué l'expulsion des Religieuses du Sacré-Cœur. Au sein de sa congrégation, la fondatrice a été aux prises avec une contestation qui s'est manifestée à deux reprises entre 1809 et 1815 et entre 1839 et 1843. dans les deux cas, les dissensions portaient sur la spiritualité du Sacré-Cœur et sur la forme de vie religieuse que la Mère Barat avait voulu instaurer.Chaque fois, Madeleine-Sophie a fait face, avec simplicité et humilité, tenant dans les épreuves grâce à une prière profondément enracinée en Jésus-Christ, sachant à la fois pardonner et maintenir son œuvre dans l'esprit des origines.
Une femme ouverte aux besoins de son temps.
Attentive à y répondre de son mieux, la fondatrice du Sacré-Cœur a travaillé à donner aux femmes un rôle de premier plan pour la reconstitution du tissu social. Elle a aussi révélé de remarquables qualités relationnelles, manifestant de l'aisance aussi bien avec les grands de ce monde qu'avec les enfants et leur familles. Les plus pauvres savaient trouver auprès d'elle accueil et soutien.
Cette femme, qui, dans son adolescence, avait rêvé de la vie du Carmel, sut concilier,au cours de sa longue vie, action et contemplation. Elle a créé une vie apostolique nouvelle fondée sur l'intériorité et l'union au Cœur de Jésus.
Madeleine-Sophie mourut à Paris, dans la maison mère du Boulevard des Invalides, le 25 mai 1865, en la fête de l'Ascension. Elle fut béatifiée en 1925. Son corps est conservé à Bruxelles, rue de l'Abondance, dans la maison provinciale de Belgique-Nederland.
Sr Monique Luirard