SOMMAIRE
A l'origine : Madeleine-Sophie BARAT
Fondatrice des Religieuses du Sacré-Coeur
Une femme à la foi vive.
Pieuse, la jeune Sophie, dès l'enfance, décida de se consacrer à Dieu. Sa famille était comme beaucoup à Joigny, janséniste. Sous l'influence de Louis, à l'extrême fin du règne de Louis XVI Madeleine-Sophie Barat fut profondément marquée par la Révolution, en qui elle vit toujours un régime qui, en désorganisant puis en interdisant le culte, en entravant l'enseignement de la foi et en pourchassant les prêtres, avait voulu attenter aux droits de Dieu. Elle souffrit, comme toute sa famille, du sort réservé à Louis Barat. Après avoir rétracté son serment de fidélité à la Constitution Civile du Clergé en 1792, Louis fut incarcéré à Paris et échappa par miracle à la guillotine, grâce à la chute de Robespierre.
La fondatrice de la Société du Sacré-Cœur, une congrégation internationale qui, actuellement, s'étend sur tous les continents, dans une quarantaine de pays et qui rassemble plusieurs milliers de religieuses.
Sous le Directoire, Sophie Barat commença, dans la prière, à envisager une congrégation féminine nouvelle qui, pour honorer le Cœur du Christ et pour diffuser l'amour de Dieu, se consacrerait à l'éducation des jeunes filles. Ce projet prit forme grâce au Père Varin que son frère Louis lui fit rencontrer vers 1800. Joseph Varin lui parla, d'une congrégation récemment fondée, les Dilette di Jesu, qui avait des objectifs proche des siens.
Le 21 novembre 1800, Sophie Barat prononça à Paris ses premiers vœux. L'année suivante, l'activité apostolique du nouvel institut démarra grâce à l'établissement, à Amiens, d'un premier pensionnat de jeunes filles.
Dès 1804, pour des raisons politiques, la maison d'Amiens se sépara des Dilette di Jesu. La même année, Madeleine-Sophie Barat avait été désignée comme supérieure des Dames de l'Instruction Chrétienne, nom qui fut celui de la congrégation jusqu'en 1815, puisqu'il était impossible de faire référence au Sacré-Cœur, compris, depuis les guerres de Vendée, comme un symbole contre-révolutionnaire.
La nouvelle congrégation commençant à essaimer, Sophie Barat fut, en 1806, nommée Supérieure Générale, charge qu'elle devait conserver jusqu'à sa mort. Désormais, l'histoire de Madeleine Sophie se confond avec celle de sa congrégation.
La fondatrice voyage à travers la France, puis l'Europe. Elle fonde de nouvelles communautés. Elle définit les activités par lesquelles sa congrégation va se manifester dans le monde pour donner corps au désir de découvrir et manifester l'amour du Cœur du Christ. Des pensionnats, des écoles gratuites sont ouverts. Puis des établissements divers adaptés aux besoin du temps ou des sociétés locales sont créés par les Religieuses du Sacré-Cœur. La Mère Barat organise aussi l'œuvre des « retraites », offrant un accompagnement spirituel à des femmes mariées ou non. Pendant toute sa vie, elle mobilise les énergies, soutient les efforts des religieuses par une correspondance géante.
Dès 1818, la Société du Sacré-Cœur fonde hors de France. Philippine Duschesne, canonisée en 1988, part pour les Etats-Unis. La congrégation est, la même année, appelée en Italie.
Sr Monique Luirard
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