Soirée mouvementée dans le hall du 2 rue Balzac.
Une avancée dans le dialogue
Lundi 16 janvier, 18 h. un groupe de locataires attendait dans le hall, le Directeur général de l'OPAC (office de logement). A plusieurs reprises, les locataires lui avaient demandé de le rencontrer pour plusieurs problèmes sérieux, particulièrement le dysfonctionnement répété de nos 2 ascenseurs.
Un incident plus sérieux survenu le dimanche 14 janvier - les 2 ascenseurs sont tombés en panne ensemble – fut la goutte d'eau de trop qui provoqua exaspération et colère parmi les locataires qui se retrouvaient dans les escaliers.
La communauté sentait qu'il fallait faire quelque chose ,
mais quoi ? mais avec qui ?
Poussée par ce climat, il m'a paru que c'était le moment d'agir pour être cohérente avec notre projet communautaire :« nous laisser interpeller par les événements de notre quartier ».
L'idée d'écrire au Directeur général, pour lui signaler cet état de choses et lui demander un rendez-vous, a paru appropriée. La lettre serait accompagnée de signatures. Le représentant du Comité de quartier fut consulté et la lettre fut mise aussitôt en chantier pour être portée dès le lendemain. Nous savions que le maire adjoint d'Amiens Nord, rencontré peu avant, avait ménagé ce rendez-vous.
J'ai passé une bonne partie de l'après-midi du dimanche à faire du porte à porte, pour obtenir des signatures. Il n'y a pas eu besoin de longs palabres pour expliquer notre démarche, les signatures s'ajoutaient les unes aux autres ; certaines personnes absentes à mon passage sont venues réclamer pour signer ...En peu de temps 70 signatures étaient déjà obtenues.
Le lundi, Denyse portait la lettre à l'Office.
Dans l'attente du rendez-vous, nous avons voulu préparer la rencontre. Pour bien se faire entendre, aidée de quelques locataires, nous avons mis au point un texte à remettre au Directeur et au Maire adjoint pour que lecture en soit faite sur place à voix haute. Ce texte faisait connaître (avec des photos) les nuisances dont nous nous plaignions, puis exposait nos demandes et émettait, en finale, le désir qu'un dialogue régulier soit possible avec le Directeur et ses adjoints.
Le ton de la rencontre a parfois été rude, mais bien des choses ont pu être dites, pendant près de 2 heures.
Résultat : Les locataires ont eu l'impression d'être écoutés. Quelques réponses claires nous ont été faites accompagnées de promesses. Le Directeur a proposé un dialogue régulier avec les locataires pour faire le point. Un certain apaisement s'est fait sentir ; les locataires avaient eu enfin la parole.
C.Chazottes
Amiens, 25 janvier